Plongée d'épaves
L’archéologie sous-marine et la plongée d’épaves ne sont pas toujours la même chose. Plusieurs personnes font de la plongée d’épaves à la recherche de trésors et pour faire des profits en vendant leurs découvertes, ou pour la sensation forte du danger d’entrer dans un sombre et mystérieux navire coulé. Les archéologues professionnels et amateurs sont davantage intéressés par la découverte d’information historique qu’offre une épave, même si le plaisir de plonger demeure un aspect important de leur travail.
Les plongeurs d’épaves effectuant une plongée tridimensionnelle (lorsqu’ils pénètrent ou entrent dans un navire coulé) requièrent de l’équipement très sécuritaire. Les dangers de se perdre, de rester pris ou coincé sous des morceaux de bois ou de métal qui se sont déplacés à cause des bulles ou des mouvements des plongeurs sont présents. On utilise des fils en bobines pour aider les plongeurs à retrouver leur chemin. On surveille étroitement la réserve d’air afin qu’un tiers soit utilisé pour descendre et entrer dans le site, un tiers pour sortir et remonter à la surface et le dernier tiers en réserve en cas d’urgence. On transporte également un réservoir auxiliaire et des torches électriques supplémentaires.
La sécurité est une des plus importantes préoccupations de tous les plongeurs et la connaissance des vents est très utile, surtout sur la côte Ouest de l’île de Vancouver où un vent violent peut faire peut augmenter la taille et la force des vagues très rapidement. Sous l’eau, la force des vagues peut pousser les plongeurs à de hautes vitesses vers les morceaux de bois ou de métal pointus qui dépassent d’une épave. Sans moyen d’arrêter, c’est une situation terrifiante.
Certains plongeurs aiment explorer les navires qui font partie des récifs artificiels. Ces récifs sont créés lorsque les navires coulent dans un endroit particulier. Ils deviennent un endroit relativement sécuritaire pour effectuer des plongées. Ces environnements artificiellement créés ne nécessitent pas de connaissances en archéologie ou de recherches historiques sur les épaves, mais ils permettent aux plongeurs d’améliorer leurs habiletés et de voir croître la vie marine autour d’un vieux navire.
Le GB Church, qui a coulé dans le parc marin Princess Margaret, est devenu le premier récif artificiel de l’île de Vancouver. Le Chaudière DDE 235 est devenu le deuxième. Il a coulé dans l’anse Sechelt en 1992. Le contre-torpilleur Mackenzie DDE 261, maintenant au large de Sidney, et l’escorteur d’escadre Columbia DDE 260, situé près de Campbell River, ainsi que le Saskatchewan 262, près de Nanaimo, ont été coulé en tant que récif artificiel dans les années 1990. Le HMCS Cape Breton est devenu le plus grand récif artificiel au monde en 2001 lorsque la Société de récifs artificiels de la Colombie-Britannique et l’Association de plongée de Nanaimo ont aidé à l’envoyer au fond de l’océan, quarante mètres sous la surface.

