
Date de parution : 24 novembre 1892
La merveille d’ingénierie nautique du 19e siècle de John Ericsson démontée et remise en service
échoue à dépasser le Hurricane
Le navire américain Ericsson tiré sur la riv
Nos correspondants nous ont informés que le navire américain Ericsson a été vaincu au large de l’île Entrance, aussi connu sous le nom de l’île Folger, dans Barkley Sound. Le capitaine Bennett du Ericsson a fait une déclaration dans laquelle il a expliqué que, pris dans un vent violent du nord-est dans la soirée du vendredi 19 novembre1892, le navire fut « rapidement impuissant » et tiré vers la rive à 2 h 00.
« Le temps était clair jusqu’à ce que nous arrivions à Cape Flattery », dit Bennett, qui dirigeait l’Ericsson en lest depuis San Francisco jusqu’à Nanaimo, où il devrait prendre un chargement de charbon. Le capitaine Dow du Planter a également connu des problèmes avec le vent de vendredi. Lorsqu’il rappelle la vue de l’Ericsson naviguant vers Dodge’s Cove avant l’ouragan, ses seules paroles furent : « Ce capitaine doit être fou. »
Renflouage en cours
Bien que les nouveaux propriétaires du Ericsson, Boole and Company de San Francisco, seront sans aucun doute démoralisés par la perte de leur barque, aucun homme n’a perdu la vie lors de l’accident et l’équipage fut rapidement envoyé pour récupérer les gréements et d’autres pièces d’équipement. Cet effort fut facilité par des eaux calmes et du fait que la poupe était inondée, mais la proue demeurait échouée sur un rocher.
Les moteurs du Ericsson autrefois des merveilles de l’ingénierie maritime
Si l’Ericsson avait fait face à cet ouragan il y a trente-neuf ans, le navire n’aurait peut-être pas connu une telle fin. Cette barque n’a pas toujours été un sale charbonnier naviguant dans le Pacifique à la merci des vents : c’était une merveille de l’ingénierie maritime moderne.
Les observateurs ont dit du premier voyage du Ericsson le 4 janvier 1853 que « le règne de la vapeur doit mettre une date à son déclin, sinon sa fin, à partir de ce jour. » Ce matin-là, une force jamais vue auparavant menait le vaisseau : le moteur thermique. Conçu par le génie de John Ericsson, un Suédois travaillant aux états-Unis, le moteur thermique devait rivaliser la propulsion à vapeur en utilisant l’air chaud. On espérait que ce moteur thermique Ericsson, propulsant le bateau à aubes Ericsson, soit une révolution dans la navigation.
Offre d’un million de dollars pour le brevet d’invention
La sécurité pour les vies et la propriété! Finies les explosions désastreuses! Bas coûts d’exploitation! Des dizaines de milliers de dollars épargnés en carburant! Toutes ces louanges furent faites à l’endroit du moteur thermique. Monsieur Ericsson a reçu une offre de un million de dollars pour son brevet! Il n’est pas déraisonnable de prévoir l’introduction rapide et générale du moteur thermique.
Croyance non fondée dans l’air chaud
Est-ce prudent d’enquêter maintenant pourquoi l’Ericsson tomba rapidement dans la disgrâce des observateurs modernes de merveilles ? Pourquoi est-ce que ce navire est maintenant une épave flottante, brisée en miettes par les rochers?
Il semble que la confiance mise dans la merveille du moteur thermique était sans fondement. Les moteurs d’Ericsson n’étaient pas assez puissants, au plaisir des sceptiques et des opposants. « La vitesse moyenne en mer s’est avérée insuffisante pour les fins commerciales. Les propriétaires ont accédé avec regret à ma proposition d’enlever la machinerie coûteuse, bien qu’elle se soit révélée parfaite en tant que combinaison mécanique. » Notre ingénieur suédois entreprit de faire des améliorations, ajoutant deux nouveaux cylindres de taille énorme. Peu après, une tornade printanière a prolongé les épreuves malheureuses du éricsson, et il coula au fond de l’Atlantique.
L’infatigable Ericsson conçut des moteurs à vapeur pour le vaisseau portant son nom, et il fut mis de nouveau à la mer. Avec une liste de propriétaires et vingt voyages transatlantiques dans son journal de bord, l’Ericsson fut vendu à W. W. Sherman, et reconnu comme étant la barque à trois mâts qui a renoncé à son titre d’innovateur nautique et qui a perdu la bataille avec l’ouragan du Pacifique.
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HMS Condor