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Récits d'espoir et de courage

Shipwreck Times

Date de parution : 25 mars 1972

Le Vanlene traverse le Pacifique sans équipement de navigation et s’écrase sur l’île de Vancouver

Le capitaine Lo parle du naufrage
Le capitaine Lo Chung Hung du navire de marchandises Vanlene a parlé librement depuis qu’il a échoué son navire le 14 mars 1972 sur l’île Austin dans Barkley Sound. Lo prétend « que toutes les aides à la navigation étaient brisées » et qu’il a « demandé au propriétaire du bateau de les réparer avant de partir du Japon, mais c’était le choix du propriétaire. » Enregistré au Panama, le vaisseau de 8 354 tonnes transportait des marchandises du Japon jusqu’en Amérique du Nord avec à son bord un équipage de trente-huit hommes.

« Je suis très mécontent » - Lo
« Je suis vraiment mécontent de la situation », poursuit Lo. Il semble que le jeune capitaine de vingt-neuf ans était parti de Nagoya en direction est pour la Californie avec seulement deux boussoles magnétiques, un compas gyroscopique et quatre substituts. Une enquête préliminaire sur le naufrage a révélé que le radar, le radiocompas, le navigateur d’eau profonde et le loch à hélice étaient défectueux.

Doit-on blâmer le capitaine ?
Est-ce que Lo était un capitaine de grandes habiletés et de grandes vertus pour avoir dirigé le Vanlene si loin avec peu d’équipement ou un homme déshonoré pour avoir fait naufrage? Doit-on finalement blâmer le capitaine sans égard à la cause ? Des sources en météorologie du Shipwreck Times disent qu’un épais brouillard réduisait la visibilité le long de la côte ouest de l’île de Vancouver au moment où le Vanlene s’est approché de Barkley Sound. Si un brouillard printanier trompeur n’avait pas contribué à la confusion lors dans la navigation, est-ce que le Vanlene aurait coulé ou aurait-il continué en toute sécurité ves son port d’escale ?

Cependant, il semble que la terre ait surpris la vigie du Vanlene. On avait vu des brisants à tribord. Également des brisants à bâbord. La mer semblait avoir disparu et le navire s’est échoué sur les rochers, si doucement que le chef-mécanicien ne s’était pas rendu compte que le navire s’était échoué jusqu’à ce que les moteurs soient arrêtés.

Le capitaine pensait s’être échoué dans l’État de Washington
Le capitaine Lo a attendu une demi-heure avant de lancer un signal de détresse. Il pensait que sa position était quelque part sur la côte de l’État de Washington. « La position du navire était précaire, penchant lourdement à tribord avec la proue sur les rochers et la poupe au niveau de la mer. La mer était houleuse et une tempête soufflait », déclara Lo aux journalistes. Lorsque les sauveteurs ont finalement déterminé l’endroit du naufrage, un remorqueur de Vancouver, le Neva Straits, arrivait sur les lieux et lançait une ligne au cargo en détresse pour évacuer l’équipage. Le canot de sauvetage du Bamfield a également joué un rôle important.

Lo a expliqué que la chambre des machines s’est rapidement remplie d’eau, rendant l’équipement de pompage inutilisable. « Il n’y a rien à faire lorsque la chambre des machines est inondée. Rien, sauf abandonner le navire. Je devais donner cet ordre pour la sécurité de mon équipage. »

Déversement de mazout dans le détroit
La cale du Vanlene contenait trois cents Dodge Colt. La grosse perte cependant, était le dommage causé par 53 000 gallons de mazout, qui a commencé à couler de la coque percée dans l’environnement marin avoisinant. Peu après le naufrage, des bateaux étaient prêts à nettoyer le déversement, équipés de 27 000 pieds d’estacade, d’un barrage mobile de six cents pieds de profondeur et d’équipement spécialisé pour dépolluer.

Le capitaine Lo, avec treize années d’expérience en mer et quatre ans comme capitaine, a assumé la responsabilité de l’accident. Malgré les problèmes techniques à bord du Vanlene, le capitaine a dit : « C’est tout de même ma faute. » C’est un triste jour lorsqu’un capitaine doit laisser derrière son navire et assumer la responsabilité de sa perte tout en le regardant couler sous les vagues avec son chargement.

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